L’association « SOS HOMOPHOBIE » qui lutte contre les soi-disant idées homophobes de la société, vient d’être dés-agréée de l’Education Nationale, par un jugement du tribunal administratif de Paris.

Rappel : De nombreuses associations dites « complémentaires » sont agréées par l’Education Natonale pour intervenir dans les écoles, collèges et lycées, dans des domaines aussi variés que l’économie d’entreprise, l’aide aux pays du Sud, la santé, la vie affective, …..

SOS homophobie était agréée par l’Education Nationale depuis 2009. Elle intervenait pour lutter contre les préjugés homophobes de la société à l’égard des personnes homosexuelles. Or, dans ses interventions, des documents mettent en cause des membres de l’institution scolaire « proviseur homophobe » ou le comportement de certains parents « maman homophobe » sans nuance ; ils indiquent également que le rôle des religions doit être relégué dans la sphère privée et ne pas intervenir dans la sphère publique, ce qui est contraire à une saine vision du principe de laïcité, et cela porte atteinte aux convictions religieuses et philosophiques des élèves.

Le tribunal administratif de Paris a donc jugé que cette association ne pouvait être agréée par l’Education Nationale pour intervenir auprès des élèves. Il a donc, en novembre 2012, annulé cet agrément.

 

 

Le genre à l’école : rumeur ou intox ?

Explications de « Nouveau féminisme européen »

La rumeur, toujours la rumeur ! Après le retrait de leurs enfants de l’école de la République, à l’appel de Farida Beghoul, une femme courageuse venue des milieux de gauche et de la Marche des beurs, les parents ont été accusés d’extrémisme. Ils ont été rappelés à l’ordre par le ministre de l’éducation nationale, au motif que la théorie du genre n’existe pas. Donc elle ne peut pas être enseignée à l’école. Deux ministres se sont engagés avec force par des programmes d’égalité dans tous les domaines : le ministre des Droits des Femmes et celui de l’éducation nationale. La connivence entre les deux a fait le reste… A en croire ces deux ministres, la théorie du genre n’existe pas, seules existent les études de genre. Est-ce aussi simple ?
En aout 2011, Mme Belkacem tenait ces propos : « La théorie du genre, qui explique «l’identité sexuelle» des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets ».«Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect[1]» Depuis le 6 juin 2013, elle prétend que la théorie du genre n’existe pas[2].
Il est intéressant de connaître la pensée de Judith Butler, la pionnière du « gender ». Dans une interview au Nouvel Obs, elle affirme : « Dans les années 1980 et 1990, le croisement de la tradition anthropologique américaine et du structuralisme français a donné naissance à la théorie du genre[3] » Il est difficile d’ignorer cet avis, tant cette femme a été de tous les combats sur le genre.
Les études de genre ne forment pas un ensemble homogène en raison des différents sens donné au concept de genre. Le concept de genre, dans son sens social et dans son sens psychologique, est intéressant car l’identité de l’homme et de la femme ne peut être réduite à leur corps ou leurs données biologiques. Ils sont aussi des êtres de relation où jouent leurs dimensions psychologique et sociale. Ni le genre social, ni le genre psychologique, n’effacent la distinction des sexes. Mais, le plus souvent, c’est le sens subversif ou idéologique du « genre » qui est utilisé dans les études de genre. Ainsi, plus qu’un mot, le concept de genre est l’instrument d’une révolution anthropologique et culturelle de nos sociétés en quête d’identité. Sociétés où la raison et la liberté ne s’appuient pas sur la réalité des êtres et des choses, mais sur les désirs. Le concept de genre sera utilisé pour observer, comprendre, repérer les inégalités entre les hommes et les femmes ou en fonction des diverses pratiques sexuelles. Puis il sera utilisé pour théoriser jusqu’à l’idéologie afin de réinventer le monde. Tout cela a donné les théories du genre.
Quant au ministre de l’Éducation nationale, il diffuse les théories du genre, sans le dire, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Ainsi, le programme «ABCD de l’égalité», expérimenté dans une dizaine d’Académies, ne comporte jamais le mot «genre». Mais il propose trois objectifs à mettre en œuvre dans les écoles primaires et les collèges : la lutte pour l’égalité, la lutte contre les stéréotypes et la lutte contre l’homophobie. Et c’est bien à partir de ces trois leviers que le concept de genre se diffuse à l’école, dans ses différents sens, y compris dans son sens subversif.
Au-delà des mots, il est nécessaire d’en comprendre le sens. Qui peut être contre l ‘égalité ? Personne, à condition de savoir ce qui fonde l’égalité. L’égalité est devenue une notion abstraite qui ne prend pas en compte la réalité de l’homme et de la femme, ni leur histoire singulière. Si bien que l’égalité est devenue «égalitarisme». C’est l’égalité par l’indifférenciation : l’indifférenciation des fonctions doit conduire à l’indifférenciation des sexes. Ainsi, on obtiendra l’égalité, disent les féministes du genre. Ce sens est contraire à l’avis du 17 mai du Conseil constitutionnel sur la loi Taubira  » le principe d’égalité ne s’oppose pas à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes dès lors que la différence de traitement qui en résulte est en lien direct avec l’objet de la loi qui l’établit …. »
Qui peut accepter d’être enfermé dans des stéréotypes ? Personne, mais il faut savoir de quoi on parle. Pour les féministes du genre, les stéréotypes représentent tout ce qui directement ou indirectement se réfère à l’homme ou à la femme : les rôles ou les fonctions, le style et les manières de se comporter, les gouts ou les préférences, jusqu’à la réalité même d’être mère… Ce qui fait dire à une militante LGBT du genre : « notre but, c’est d’en finir avec la division sexuelle du travail dans lequel la femme est mère ». Nous ne voulons plus qu’on dise que les femmes sont mères[4]! Tout ce qui ferait référence à l’identité de l’homme ou de la femme est à proscrire.
Qui peut tolérer des actes ou des paroles d’homophobie ? Personne. L’homophobie est punie par la loi. Elle regroupe les paroles ou les actes de violence à l’encontre d’une personne en raison même de son homosexualité. Le lobby LGBT a imposé un nouveau sens. L’homophobie résulterait de toute opposition aux revendications du lobby LGBT : le mariage pour tous, l’adoption pour tous, le recours à la PMA ou à la GPA pour des personnes de même sexe…
A ces trois objectifs est associée l’éducation sexuelle à l’école, avec comme référence, la Ligne AZUR, qui récemment faisait la promotion du lesbianisme dans sa plaquette «Tombe la culotte», d’une manière particulièrement brutale.
Quand ce même ministre annonce dans sa lettre aux Recteurs d’Académie de janvier 2013 qu’il compte « s’appuyer sur la jeunesse pour changer la société » et qu’il faut «arracher les enfants aux déterminismes familial, social et ethnique », alors oui, en tant que premiers éducateurs de leurs enfants, les parents peuvent être inquiets et attendre autre chose de l’école.
Parce que les enfants sont fragiles, ils ne peuvent servir de cobayes. L’éducation à l’égalité ne peut se faire par le déni du lien entre sexe biologique et genre. La véritable éducation à l’égalité passe par l’unité de la personne humaine (corps, intelligence et cœur) et le respect de la distinction des sexes, tant sur le plan biologique que sur le plan social ou psychologique. Les différences n’empêcheront jamais l’égalité, car l’égalité n’a jamais été l’uniformisation.
Elizabeth Montfort et Nicole Thomas Mauro Anciens députés au Parlement européen

 

http://m.20minutes.fr/ politique/778750-theorie-genre-il-essentiel-enseigner-enfants- respect-differentes-formes-didentite-sexuelle-afin-batir-societe-respect
[2]http://www.najat-vallaud-belkacem.com/ 2013/06/09/la-theorie-du-genre-nexiste-pas/
[3]http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/ 20131213.OBS9493/theorie-du-genre-judith-butler-repond-a-ses-detracteurs.html

[4]http://www.libertalia.org/femme/ la-theorie-du-genre-que-de-surprises-horizon.xhtml

Chers amis,
Il y a quelques jours, contre toute attente, le Sénat a adopté la proposition de loi du parti socialiste qui vise à punir les sites Internet diffusant des informations biaisées*.
Cette loi est injuste, néfaste pour les femmes et les familles, et son application dangereuse.
C’est pourquoi les AFC suivent attentivement les débats parlementaires, pour engager dès que possible les recours juridiques appropriés et pour assister les associations et les personnes mises en difficulté par cette loi inique.
Pour conduire cette action, nous avons besoin, plus que jamais, de votre engagement et de votre soutien financier.

  • Faut-il laisser interdire toute information sur les risques de l’avortement et créer dans les faits un délit d’opinion ?

  • Les Français et les professionnels de santé s’alarment du nombre toujours très élevé d’IVG. Comment, dans ce contexte, accepter que les alternatives à l’avortement soient si peu visibles auprès des jeunes femmes et des couples ?

  • Nous ne pouvons laisser l’idéologie du « tout avortement » avancer pas à pas sans réagir.

Croyez-moi, nous devons réagir dès maintenant : ce projet de loi remet en cause notre liberté de comprendre, de parler, d’agir et d’accompagner ceux et celles qui sont dans le désarroi. Et ce, au cœur même de leur humanité : la relation à l’autre et le don de la vie.

Nous ne pouvons pas nous taire.

Merci de votre aide.

Je compte sur vous, Jean-Marie Andrès, Président de la CNAFC

PS : nous vous tiendrons au courant des actions menées, semaine après semaine.

* Si Internet n’est pas ciblé nominativement dans le texte adopté par les sénateurs, le fonds demeure : « Cet amendement complète les dispositions relatives au délit d’entrave par pressions morales et psychologiques, en précisant que celles-ci peuvent avoir été exercées par tout moyen à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une IVG » indique la rapporteure, Stéphanie Riocreux.

PMA : « la Manif pour tous » dénonce une manipulation d’état au comité d’éthique

« La Manif pour tous » critique la nomination de vingt-deux nouveaux membres au Comité consultatif national d’éthique, dont des proches de François Hollande et de la gauche. Le CCNE doit rendre un avis très attendu sur la question de l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.

Après la nomination au Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) de 22 nouveaux membres sur 40 que compte cette institution, la colère des opposants au mariage homosexuel gronde. Notamment parce que le Comité d’éthique est chargé par le gouvernement de rendre un avis sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, et que beaucoup des nouveaux nommés sont « de gauche ». La Manif pour tous a dénoncé mardi la « manipulation » que constitue selon elle le renouvellement « massif » des membres du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), juste avant le futur débat sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes.

On y compte désormais par exemple l’avocat Jean-Pierre Mignard, membre du Conseil national du PS et ami de François Hollande. Ou encore Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté et réputé selon Le Monde, qui a sorti l’information, « proche de la gauche ». Ou bien Michelle Meunier, sénatrice PS de Loire-Atlantique depuis le 1er octobre 2011. Par ailleurs plus aucun religieux ne fera partie du comité, selon le journal du soir, et tous les nouveaux sont des laïcs.

« Suite au renouvellement massif des membres du CCNE », la Manif Pour Tous déplore « la nouvelle manipulation d’une équipe présidentielle et gouvernementale qui profite du pouvoir pour imposer coûte que coûte ses projets de société aux Français », dit-elle dans un communiqué. Elle rappelle que François Hollande avait déclaré officiellement, au printemps 2013, qu’il s’engageait à suivre l’avis du CCNE sur l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, un sujet que refusent les opposants au mariage homosexuel. « En renouvelant massivement sa composition (22 membres sur les 40 composant le comité d’étique), en bouleversant à l’évidence son équilibre, François Hollande savait comment changer la donne sur l’avis à venir du CCNE », insistent-ils. Dénonçant une « manipulation grossière » par laquelle « François Hollande transforme le CCNE en comité politique acquis à sa cause », la Manif pour tous estime que le comité « perd son indépendance et donc toute sa crédibilité ».

 

La Manif Pour tous revient vers vous pour vous proposer une campagne pour obtenir le retrait de l’ABCD de l’égalité.

La première action, à faire dès maintenant, rapide et simple, est de répondre personnellement aux quatre questions sur l’ABCD de l’égalité. Pour donner votre précieux avis.

  1. Soit sur internet : http://www.consultation-gender.fr/
  2. Soit sur le tract joint ici (questionnaire A5), à renvoyer par courriel à : farcef@orange.fr

ou par courrier si pas d’autre possibilités (voir adresse sur le tract)

Nous nous chargerons alors de transmettre vos réponses au niveau national.

Nous pourrons alors, début juillet, transmettre toutes les réponses au Ministère de l’Education Nationale, et ainsi lui donner une information précieuse, lui qui n’a pas consulté les parents ni les enseignants sur cet ABCD de l’égalité.

Pour en savoir plus : Ci-joint le tract Vigi Gender recto et verso (explications)

et aussi : www.vigi-gender.fr et http://www.lamanifpourtous.fr

La deuxième action proposée est de diffuser cette proposition autour de vous. Par courriel (transférez cette page internet :  http://afc-aisne.org/projet-mariage-pour-tous/228-abcd-de-l-egalite-donnez-votre-avis) ou par des questionnaires papier (nous pouvons vous en envoyer en nombre, ou bien reproduisez-le). Nous avons également les tracts vigi-gender en grand nombre, qui permettent d’informer les personnes qui ne le seraient pas encore.

Les délais sont courts : mi-Juillet 2014.

Nous comptons obtenir l’arrêt de cette expérimentation ABCD de l’égalité dans les 10 académies-tests actuelles, et bien sûr la non-généralisation aux autres académies, prévue à la rentrée 2014.

La troisième action proposée : Si le ministère maintient cette généralisation, nous organiserons une manifestation nationale en octobre 2014.

Pour la LMPT Aisne, Dominique BERJOT