Élections européennes : les citoyens reprennent l’initiative

Ce mardi 10 décembre, le vote de refus d’un rapport dit Estrela, sur « les droits sexuels et la santé génésique » a été une vraie victoire des citoyens ! Ce vote a été rendu possible par tous ceux qui se sont mobilisés pour sensibiliser à ce rapport et ses véritables contenus.

Oui, les voix des citoyens ont été plus fortes que les lobbies idéologiques.

En effet, nous savions que, avant même la transmission du projet aux parlementaires du Comité des droits de la femme et de l’égalité des sexes, des organisations telles que  IPPF (Planning familial international) avaient la main sur la rédaction du projet.

Leur réaction au vote du 10 décembre qui a rejeté « leur » projet, est un mélange de négation du vote démocratique et d’accusation de mensonge, et masque mal une absence d’argument au service du bien commun.

La FAFCE, Fédération des associations familiales catholiques en Europe, dont la CNAFC est membre,  a été à la pointe de la vigilance, et a assuré un suivi à chaque étape du rapport Estrela, présenté à la commission FEMM en juin 2013. La FAFCE a analysé le texte du rapport, ses conséquences, les amendements, et a fait des recommandations pour les votes au sein du Comité et en assemblée plénière ; la FAFCE a présenté des arguments en faveur de la liberté de conscience, des droits parentaux et de la dignité humaine. La FAFCE a publié plusieurs articles et communiqués de presse au sujet du rapport, a informé sur les différentes étapes, et tendu la main à d’autres ONG et associations sensibles aux sujets traités dans ce rapport.

De nombreux eurodéputés français ont compris l’enjeu démocratique de ce vote particulier, et voté en conséquence. Qu’ils en soient remerciés.

Ci-dessous vous trouverez la liste complète des articles publiés sur le site Web de la FAFCE www.fafce.org  au sujet du rapport Estrela; n’hésitez pas à les utiliser (disponibles en anglais, et parfois en français et en allemand)

“Sexual and Reproductive Health and Rights » – a proposal from the European Parliament unworthy of the EU, 17 Oct

12 reasons to vote against the Estrela Resolution on Sexual and Reproductive Health and Rights, 18 Oct

« Early Childhood Masturbation » for 0-4 years old as part of sexual education supported by the European Parliament?, 22 Oct

Press release: 1,4 Million EU Citizens in favour of Human Dignity – European Parliament split over « Sexual and Reproductive Rights and Health » Report, 22 Oct

The Estrela Report is back on the table – European parents expect the EP to act democratically, 15 November

The “Estrela Report” adopted once again: the Rights of Parents and the Protection of Children at risk due to pressure from radical lobbies, 26 November

 

FAFCE’s Analysis of the Estrela Report – A Proposal Unworthy of the EU (updated analysis), 3 December

10 reasons to reject the Estrela SRHR resolution, 6 December   Estrela SRHR Report: Open letter to MEP from FAFCE President, 6 December

Press release – A victory for European citizens: the Estrela Report defeated!, 10 December

Contrer la propagande pro-avortement

Choisir la Vie lance sa campagne :

« Ceci n’est pas un amas de cellules ! »

Pour la deuxième année consécutive, le gouvernement français, entend faire grand bruit autour du 28 septembre 2016 faussement érigé en Journée Mondiale du droit à l’avortement. Le but avoué du gouvernement est de faciliter toujours davantage l’accès à l’IVG. Une campagne de communication sur le thème « réduire les inégalités et fournir des renseignements fiables » a d’ailleurs été initiée. A l’occasion de cette journée, Marisol Touraine  a d’ailleurs annoncé la mise en service d’un numéro vert national destiné à informer  sur l’interruption volontaire de grossesse. Cette obstination, malgré les 220 000 avortements recensés encore chaque année, à voir faciliter l’accès à l’IVG davantage qu’à se pencher sur une vraie politique d’aide aux femmes enceintes en difficultés a reçu l’appui de Madame Laurence Rossignol, Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, ainsi que du planning familial. Ainsi, Madame Rossignol entend instituer  un délit d’entrave numérique à l’avortement  destiné à faire taire tous les sites non gouvernementaux qui délivrent une information  vraie et exhaustive sur la réalité de l’avortement, ses conséquences physiques et psychologiques sur les femmes et viennent en aide aux femmes confrontées à une grossesse imprévue à qui il n’est présenté, comme seule solution à leur désarroi, que l’IVG. Dans le même temps, le Planning Familial, à travers une campagne d’affichage et de vidéos intitulée #CeciNestPasUnCintre tente de rappeler les chiffres de la mortalité suite à des avortements clandestins pour mieux justifier l’intensification des moyens destinés à en faciliter l’accès. Choisir la Vie dénonce ces manœuvres étatiques  et associatives qui, une nouvelle fois,  masquent volontairement et idéologiquement  la vérité aux femmes sur la réalité de l’avortement,  banalisé et encouragé. Choisir la Vie rappelle que l’IVG, notamment par voie  médicamenteuse, rétablit la clandestinité tant  dénoncée par les pro-choix ; en effet, les femmes sont laissées désespérément seules et en proie à de nombreuses complications mettant en danger leur propre vie suite à la prise des comprimés abortifs. Face à tant d’attaques à l’enfant à naître, Choisir la Vie a décidé de riposter en lançant une vaste campagne intitulée « Ceci n’est pas  un amas de cellules » #CeciNestPasUnAmasDeCellules. Elle invite, dans le même temps, ses sympathisants à inonder la toile et notamment les réseaux sociaux de clichés représentant une échographie avec la mention « Ceci n’est pas un amas de cellules ». Que Madame Rossignol soit en effet bien consciente, qu’à aucun moment, les défenseurs de la Vie n’ont baissé les armes et ce n’est pas encore aujourd’hui que sera signée l’armistice !

Cécile Edel
Présidente de Choisir la Vie

Contact presse : Virginie MERCIER – 06 72 01 53 31

COLLECTE MÈRE ET ENFANT des 27 et 28 mai 2017

Résultats au 08/06/2017

Lieu et montant

Soissons

1- Résurrection : 170,75 €.

2- Cathédrale : 45,70 €.

3- St Crépin : 200,90 €

4- St Waast : 14,60 €.

5- Brocante mail : 9,30 €

don perso : 120 €

TOTAL : 561,25 €

Château-Thierry

1- centre Leclerc dimanche : 256,92 €

2- Belleau Memorial Day : 44,44 €

3- messe Château-Thierry samedi : 89,91 €

4- messe Château-Thierry dim : 160,82 €

5- messe Blesmes dimanche : 81,74 €

TOTAL : 633,83 €

Laon

Total : 0 €

Saint Quentin

1- Marché : 153,49 €

2- Messe Remicourt:56,50 €

3- Messe Basilique : 102,60 €

Total : 312,59 €

SOIT :

561,25 + 633,83 + 0 + 312,59

TOTAL : 1507,67 €

Quêteurs (inscrits) :

Chateau-Thierry : 24 quêteurs et 11 troncs.

Soissons : 4 quêteurs et 7 troncs.

Laon : 0 quêteurs et 0 troncs.

Saint Quentin : 5 quêteurs et 5 troncs.

Chiffres des années antérieures : versements nets

2007

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

211,01

576,32

859,54

1 071,11 €

1045,29

1464,17

1514,11

1564,08

1 507,67 €

 

Affectation des fonds 2017, par l’UNAF :

Magnificat en Indre et Loire. Remboursement des frais : 76,89 pour les achats de fournitures pour cette quête (affiches, timbres et cartes de quêteurs).

Solde de 1430,78 € à verser à l’association Magnificat par l’UNAF.

(1507,67 – 76,89 frais versés directement à la maison Tom Pouce).

Analyse :

  1. 3 villes ont quêté.

    a) Pour Soissons, aux sorties de messes et brocante. Moindre retabilité, car de nombreuses personnes sont parties en WE Ascension, notamment les quêteurs connus dans la paroisse.

    b) Pour Chateau-Thierry, aux sorties de messes, au supermarché Leclerc, et au mémorial très visité.

    c) Pour Saint Quentin, aux sorties de messes et sur le marché … avec les enfants comme atouts.

  2. Importance de l’annonce en fin de messe, et surtout la semaine d’avant… L’annonce reste toujours le choix du célébrant, ou du curé…. et cela se joue souvent à peu de choses… Etre connu dans la paroisse est un atout irremplaçable. Prévenir la semaine d’avant, permet d’avertir les paroissiens d’apporter de la monnaie, car souvent, ils n’apportent que l’argent pour la quête.
  1. Les années prochaines, Il faudra faire un « plan média » pour que les personnes soient informées la semaine d’avant dans les journaux, et puissent éventuellement, faire des dons par courrier. Et trouver des quêteurs sur d’autres lieux…. Cela fait plusieurs années qu’on le dit …
  2. Une difficulté supplémentaire cette année : Le contrôle à priori des associations bénéficiaires a invalidé la maison Tom Pouce, car le ministère est très craintif sur l’information sur l’avortement, depuis la loi interdisant une information objective sur internet, que le ministère suppose agressif envers les femmes qui demandent l’avortement. Nous avons donc dû changer le destinataire des dons.

Extrait du communiqué des AFC :

« De quoi parle-t-on ? Le 30 novembre dernier, la ministre des Droits des femmes déclarait « ce qui est à la racine des inégalités, c’est un certain nombre de stéréotypes, de constructions qui enferment chaque sexe dans un rôle préétabli ». Pour « lutter » contre ces « inégalités », le ministère de l’Education nationale a donc décidé  de mobiliser au sein des établissements scolaires pour « l’égalité entre les filles et les garçons à l’école », avec entre autres un nouveau programme intitulé « ABCD de l’égalité ».

Dans ce contexte, qui suscite de nombreuses questions de la part des pères et mères, les AFC tiennent à rappeler que ces derniers sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Pour les soutenir dans leur mission, les AFC se mobilisent depuis plusieurs semaines pour promouvoir une vision unitive de toute la personne humaine corps/cœur/âme, à travers la diffusion d’un tract présentant à la fois la perspective de genre, ses enjeux et des propositions. Elles multiplient les conférences locales sur le sujet pour décrypter le « genre » et ses implications éducatives, conférences suivies d’une intervention pour aider les parents dans l’éducation affective et sexuelle de leurs enfants.

Enfin, elles ont initié un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision prise de soutenir le programme mentionné ci-dessus, au nom même des raisons qui justifient la confiance que les pères et mères mettent leur confiance dans l’école : laïcité, intérêt général…  Etre convoqué par le chef d’établissement ne suffira pas à restaurer cette confiance. »

La quête pour la mère et l’enfant a eu lieu le jour de la fête des mères, comme chaque année.

Elle a rapporté cette année, dans l’Aisne, plus de 1500 €

Nous avons quêté cette année à Soissons, Saint Quentin, Laon et Château-Thierry.

L’an prochain, nous pourrons faire mieux, et notre objectif annoncé est de 2000 €.

Cette somme est reversée à l’association « Maison de Tom Pouce » en Seine et Marne : Elle accueille des mères en difficulté (23 chambres).

voir : La maison de Tom Pouce

voir :

www.Enseignants-pour-Enfance.org Enseignantspourlenfance@laposte.net

2 février 2014 Association Enseignants pour l’Enfance

Le « genre » Explication résumée

1 – Ce que c’est :  

Certains milieux ultra-féministes (1) et homosexuels affirment le postulat suivant : il existerait une « identité sexuelle » INDEPENDANTE du sexe biologique. C’est le coeur de l’idéologie du « genre », peu importe la manière de la présenter. Pour ces militants, ce serait l’éducation et un conditionnement social qui définiraient les comportements des hommes et des femmes. Ces comportements, en particulier l’attirance sexuelle, seraient totalement, ou à des degrés divers, indépendants du sexe2.

2 – Pourquoi c’est faux, inutile et dangereux

Cela va de soi, mais c’est mieux en le disant : l’espèce humaine est une espèce à reproduction sexuée Comme tous les mammifères par exemple, dont l’espèce humaine fait partie. Et pour que naisse un petit, il faut qu’un mâle et une femelle se rencontrent, aient envie de se rencontrer. Ce n’est pas un « conditionnement social » qui dicte le comportement des chats, par exemple, lors des chaleurs : L’attirance mutuelle des sexes fait partie de la reproduction sexuée Pas d’attirance  pas de petit  plus d’espèce. Cette attirance fait partie de ce mode de reproduction, existe dès la naissance même si elle ne se manifeste qu’à la maturité sexuelle, et n’a pas besoin d’un « conditionnement » qui ne peut que s’y opposer. Sans aucune influence extérieure, à la puberté les garçons sont attirés par les filles et les filles par les garçons. Et l’homosexualité ? Les processus biologiques sont complexes et présentent parfois des configurations inhabituelles et rares. Plus nombreux sont les effets d’une perturbation affective ou psychologique lors de la croissance ; ceux qui les subissent en souffrent souvent. De ce fait, un conditionnement social précoce tendrait plutôt à provoquer l’homosexualité.

3 – Pourquoi le « genre » est à l’école,

et sous quelle forme Lorsque Vincent Peillon parle « d’arracher l’enfant aux déterminismes familiaux », et impose l’ABCD de l’égalité dans le but de « lutter contre les stéréotypes liés au genre3 », il se place dans la logique de cette idéologie. Il s’agit de convaincre les petits garçons qu’il est NORMAL de vouloir se marier avec un autre garçon4, de mettre des barrettes dans les cheveux ou de porter une jupe5, de faire comme les filles : puisque garçons et filles, « c’est pareil ». De la même manière il faut persuader les petites filles qu’il est NORMAL de vouloir se marier avec une fille6, etc. La liste des associations agréées pour intervenir en école, et leur action ouvertement militante, laissent pantois7.

note 1 Leur but déclaré est de nier la différence homme / femme, même si cela nuit aux femmes

note 2 Voir les explications simplistes de ces idéologues dans le documentaire norvégien Brainwashing : http://www.youtube.com/watch?v=PfsJ5pyScPs

note 3 « genre » qui n’existe pourtant pas, parait-il, à l’Education Nationale

note 4 thème du livre « pour enfants » : Mes deux papas

note 5 thème du livre « pour enfants » : Papa porte une robe

note 6 thème des livres « pour enfants » : Théo/Jean/Mokiko… a deux mamans

note 7 voir par exemple le catalogue de films de « cestcommeca.net » www.Enseignants-pour-Enfance.org Enseignantspourlenfance@laposte.net

(suite)

L’ABCD de l’égalité recommande fréquemment des activités8 par deux sur des discussions portant sur le sexe, parfois même avec un préservatif9 : peu importe le prétexte donné, le contexte banalise la rencontre et incite aux « expériences »10.

4 – Pourquoi le « genre » n’a rien à faire à l’école

On l’a compris, cette idéologie vise à imposer l’idée que la différence des comportements entre hommes et femmes n’aurait rien à voir avec le sexe. Aucune étude scientifique sérieuse et impartiale n’a permis de justifier cette affirmation ; au contraire, de nombreuses études, dont certaines très étendues11, ont définitivement démontré le contraire. Mais surtout les enfants « n’appartiennent pas à l’Etat » : selon la loi, l’éducation des enfants appartient d’abord à leurs parents12. Cette intrusion dans le domaine intime, qui banalise le sexe et évacue les sentiments est une violence indécente. Les parents attendent de l’école primaire qu’elle enseigne à lire, écrire et compter13. Une aide éventuelle sur une éducation sexuelle ne peut se faire qu’avec l’accord des parents, de façon respectueuse des réalités, de la pudeur, des sentiments, et en premier lieu de l’âge des enfants.

 5 – Conseils pratiques

Attention, les très jeunes enfants sont également visés14 ; s’ils subissent quelque chose d’anormal, ils n’en auront pas conscience, ne sauront pas en parler : les parents doivent être vigilants, échanger leurs impressions en se rencontrant à la sortie de la crèche, de la maternelle. Les enseignants : ils sont aussi parents, certains mieux renseignés luttent à vos côtés ; beaucoup ignorent l’idéologie cachée, ou n’ont pas conscience de sa gravité. Les parents peuvent commencer par une discussion d’adulte à adulte, avec bienveillance ; il est cependant préférable d’approfondir ses connaissances15 et d’élaborer une argumentation étayée. Elections municipales : c’est le maire et son conseil qui prend la décision de financer, ou pas, telle association appelée à intervenir dans les écoles. Interrogez les candidats et diffusez les réponses16. Conseils et associations de parents : inscrivez-vous, participez autant que possible, sinon d’autres décideront à votre place. A titre indicatif la FCPE est considérée comme proche du parti socialiste, et la PEEP serait plutôt neutre mais le contexte local peut être différent. Pétitions de parents : elles sont très efficaces ; n’oubliez pas de les diffuser largement, y compris auprès des responsables politiques locaux et des médias. A la maison : c’est le moment de retrouver le plaisir de raconter des histoires, celles dont les enfants raffolent, avec princes et princesses ; surveillez les programmes de télévision, ils sont orientés. Certains parents ont purement supprimé la télévision, sauf à des moments choisis, en famille, pour des programmes ou films choisis : tous témoignent du grand bénéfice pour les enfants, notamment sur les résultats scolaires, et la vie en famille.

note 8 guide de l’Education Nationale Education à la sexualité

note 9 guide de l’Education Nationale Education à la sexualité, P.39

note 10 brochure du planning familial Tomber la culotte, qui vante les mérites de l’homosexualité féminine

note 11 voir par exemple l’étude du pr. Richard Lippa, Université de Fullerton, Californie : elle recueille les réponses de plus de 200.000 personnes sur toute la planète

note 12 la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, signée par la France, affirme que « les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants »

note 13 première attente exprimée par les parents lors de la consultation de 2003

note 14 voir le site egaligone.org, association généreusement subventionnée, et ses actions en direction des assistantes maternelles

note 15 voir par exemple le site en haut de page, qui comporte également des liens vers d’autres sites

note 16 par exemple à LMPT (www.lamanifpourtous.fr)

La confiance des parents dans l’école encore mise à mal

Le programme École et Cinéma, mis en œuvre par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), propose de faire réfléchir les élèves de CE2, CM1 et CM2 sur l’identité sexuelle à partir du film Tomboy, agréé par le ministère de l’Éducation nationale, qui met en scène une fillette de 10 ans, Laure, qui se fait passer pour un garçon, Mickaël.   Les AFC estiment opportune et nécessaire la lutte contre l’exclusion, notamment à l’école.

 

Malheureusement,

–  ce programme s’appuie sur des questions inadaptées à sa cible, et surtout –  ce film porte atteinte au principe de neutralité qui s’impose en milieu scolaire.

Ce principe de neutralité est pourtant une condition essentielle à la lutte contre toute forme d’exclusion, que celle-ci soit fondée sur l’orientation sexuelle ou sur toute autre particularité qui distinguerait un élève et conduirait à le stigmatiser.

Les AFC estiment tout autant opportun et nécessaire de lutter contre l’exclusion que de travailler à promouvoir une société de l’inclusion dans laquelle chacun se sente reconnu et accueilli.   Et, en définitive, ce nouvel encouragement du ministère de l’Éducation nationale pour un programme qui fait polémique par son orientation résolument idéologique illustre une nouvelle fois comment, « en s’appuyant sur la jeunesse pour changer les mentalités », les pouvoirs publics entendent mettre systématiquement en cause le rôle des pères et mères comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Ceci confirme la volonté du Gouvernement « d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel » selon les mots-mêmes de Monsieur Peillon.   Dans un tel contexte, les AFC : –  demeurent très vigilantes aux suites qui seront données à la diffusion de ce programme et sont déterminées à poursuivre leur travaux sur la liberté de conscience, –  demandent que tous les pères et mères soient informés et qu’ils soient expressément autorisés à ne pas laisser leurs enfants assister à cette projection s’ils estiment qu’elle va à l’encontre de l’éducation qu’ils souhaitent leur donner.

Les AFC rappellent sans relâche l’importance de renforcer la collaboration entre parents et enseignants.

 

 

TRIBUNE publiée dans www.libertepolitique.com | L’Académie de Nantes a retiré de son site Internet une fiche pédagogique relative au livre “Que font les petits garçons ?” (Seuil Jeunesse). Le livre y est présenté comme un « livre qui dérange », aux « sujets tabous » comme la sexualité et la mort. Les pédagogues y recommandaient de ne pas rapporter l’ouvrage à la maison pour ne pas « compromettre l’exploitation » du livre par les « réactions très négatives » de certains parents.

VOICI LA COULEUR, le goût et l’odeur de la sournoiserie et d’une fâcheuse intrusion de l’Éducation nationale dans la sphère de l’intime. La présentation de la fiche et (indirectement) la fiche elle-même auraient dû se trouver en illustration de cette note [1], mais il a été opportunément décidé de « l’archiver » (ie d’en supprimer l’accès) ce 16 septembre 2014. Soupçonner qu’une telle décision ait été prise face aux divers bruissements agitant la twittosphère relèverait du pur procès d’intention. Par chance, j’en avais gardé des copies au format pdf que je suis heureux de partager ici (cf. infra).

Je ne suis qu’un ancien élève et un père de famille qui ne connaît sans doute rien à l’école d’aujourd’hui : j’ai parfois été dépassé par le langage des professeurs lorsque je les ai rencontrés à propos de mes enfants, hésitant entre l’admiration sans bornes pour une pédagogie si moderne et si renouvelée et, je l’avoue, parfois la tentation d’un jugement à l’emporte-pièce : bande de cuistres ! C’est dire si je n’ai aucune légitimité pour vous proposer cette tribune. Mais voici mes constats et ce qu’ils m’inspirent :

1er constat : l’intime

La volonté de l’Education nationale (ou d’une de ses académies) de se substituer à la famille pour ce qui relève de la prise de conscience de la sexualité par des enfants de CE2 à CM2 est mise en évidence. Ainsi est franchi le Rubicon entre l’instruction où devraient se cantonner les enseignants et ce qui relève de la responsabilité éducative des parents.

Peut me chaut que mes éventuels détracteurs me serinent que le ministère de l’Éducation nationale a remplacé celui de l’instruction publique, je maintiens que c’est une erreur, entre autre pour ce genre d’intrusion.

2e constat : la date

Je ne le découvre qu’aujourd’hui grâce à twitter, mais ce document est déjà ancien : il est daté de juin 2004, bientôt dix ans. Le ver est dans le fruit depuis longtemps, et ce serait faire preuve d’une cécité sélective que de ne blâmer qu’une seule des couleurs de l’échiquier politique ayant eu accès aux commandes ces deux dernières générations.

Si l’autre couleur n’y était pas favorable, elle ne s’est pas opposée à ce genre de tentative hégémonique sur l’esprit des gamins. Faut-il y voir une démission récurrente du politique face au prétendu pachyderme préhistorique ?

3e constat : la sournoiserie

Je cite in extenso ces deux phrases qui figurent sur la présentation et sur la fiche pédagogique elle-même :

« 

« Il est impératif que la phase de découverte ait lieu en classe et que les albums ne soient pas empruntés pour être emmenés à la maison. Les réactions très négatives de certains adultes à l’égard du livre pourraient compromettre son exploitation. »

« 

C’est ni plus ni moins qu’un aveu de tromperie délibérée, une sidérante sournoiserie qui s’affiche sans aucune vergogne.

Si je récapitule correctement, l’Éducation nationale qui veut de plus en plus s’immiscer dans l’éducation des enfants et reléguer le rôle de la famille à la portion congrue est capable d’une dissimulation profondément immorale pour cacher aux parents qu’elle vole ou tente de voler un pan essentiel de leurs responsabilités éducatives, voire de violer les consciences de nos têtes blondes ou brunes ou rousses.

Jules Ferry, auteur de cette Lettre aux instituteurs (cf. infra) qu’il est si salutaire de lire lors des veillées, reviens et aide-nous à leur passer une camisole : ils sont devenus fous au point d’en être pervers !