SOUDAN : Condamnée à mort pour sa foi

 LES DERNIÈRES NOUVELLES DE L’ÉGLISE PERSÉCUTÉE                   21.05.2014

Soudan : Enceinte, condamnée à mort pour apostasie

Un cas unique au Soudan. Le 11 mai, Meriam Yahia Ibrahim, 27 ans, a été condamnée à la peine de mort pour apostasie et 100 coups de fouet pour adultère.

Le cas de Meriam est unique au Soudan. La jeune femme est enceinte de 8 mois et maman d’un petit garçon en bas âge avec qui elle est actuellement détenue. Parce qu’elle a refusé de renier sa foi chrétienne, elle a été condamnée à la peine de mort. Selon le jugement, elle devrait être exécutée dans environ deux ans, quand l’enfant à naître sera sevré.

Quel est le crime de Meriam pour mériter un tel châtiment ? Celui d’avoir à la foisun père musulman et des convictions chrétiennes. En effet, comme le père de Meriam est musulman, elle est automatiquement considérée comme musulmane elle aussi. Or, elle est chrétienne, ce qui fait d’elle une apostate.

Mariage interdit

Meriam a grandi avec sa mère, chrétienne, dans une petite ville dans l’ouest du pays. Après ses études à l’Université de Khartoum, elle a exercé la médecine et épousé Daniel Wani, un chrétien sud-soudanais. Le couple s’est marié à l’église en 2012 et a un fils de 20 mois. Or, selon la loi soudanaise, les femmes musulmanes ne doivent se marier qu’avec des hommes musulmans. Tout mariage entre une musulmane et un chrétien est considéré comme un adultère.

Enfants enlevés à leur père

Les autorités considèrent également les enfants de Meriam comme étant musulmans en raison de leur ascendance et ne permettront pas qu’ils soient élevés par leur père, celui-ci étant chrétien. Ce dernier n’a même pas été autorisé à rendre visite aux siens en prison.

L’avocat de Meriam a annoncé qu’il allait faire appel. En cas d’application du jugement, l’autorité parentale serait retirée au père chrétien et transférée à l’Etat. Meriam est mise sous pression pour qu’elle renie sa foi chrétienne en échange d’une diminution, voire d’une remise de sa peine. Jusqu’à présent, elle a refusé d’abjurer.

Photo : Meriam Yahia Ibrahim lors de son mariage

  • Remercions Dieu pour le courage remarquable de Meriam,
  • Prions pour la protection de Meriam et de son fils âgé de 20 mois en prison et pour leur libération rapide.
  • Prions aussi pour son mari et les proches de la famille.